Quand t’es pu juste tout nu parce que t’es juste pu là


Plâtre, vêtements, bois, cheveux synthétiques, ficelle de boucher


Installation de Karine Sauvé

en lien avec la pièce Les Grands-Mères Mortes

réalisée dans le cadre d’une résidence de création à l’école St-Gabriel-Lalemant et au Théâtre Aux Écuries.












































































Photos: Patrick La Roque



Réalisation: Karine Sauvé

Musique: Nicolas Letarte

Lumières: Thomas Godefroid

Choeur: les élèves de 5e année de l’école St-Gabriel-Lalemant

Collaboration à la sculpture: Mélanie Charest

Aide Technique: Gabriel Duquette, Samuel Patenaude

Assistance: Tatiana Carret


Merci aux élèves de 5e année de l’école St-Gabriel-Lalemant:

Wassim, Jaylynn, Lahcene, Alexia, Nicolas, David, Ashley, Maria, Lilli, Aimy, Chi, Steven, Sabrina, Leonel, Ilyas, Victor, Yohana, Charles-Evry, Benoît, Jacky, Krystale, Joulia, Yen, Hiyam, Angélica, Gabrielle, Emmanuelle, Marim, Luis, Michael, Mounir, Youssif, Ouassim, Dylan, Marc-Olivier, Thaanush et Ibrahim.


Merci à leurs professeures passionnées:

France St-Jacques, Judith Brassard et Catherine Ayotte



Le Théâtre Aux Écuries a bénéficé du soutien financier du Conseil des arts de Montréal et du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, via son programme Une école montréalaise pour tous.



































































































































Photos: Patrick La Roque







J'ai souvent rencontré les enfants de 5e année de l'école St-Gabriel-Lalemant.

Leur prof aussi.

On a jasé de la mort, de rituels de deuil, d'art contemporain.

On a chanté. Chanté en plâtrant des vêtements, en moulant une main, en écrivant à la plume une carte postale à quelqu’un qu’on a perdu.

Chanté du poumon large, avec un sourire dans la voix :


Les Grands-Mères Mortes

Tout nues, envolées

Larguent leurs dépouilles

Et leur ukulélé


Les Grands-Mères Mortes

Creusées, enterrées

Mâchent les racines

Délassent leurs souliers




Tout au long du processus, pour plusieurs raisons, j'ai du simplifier le projet.

J'ai fait des choix, qui m’apaisent ou qui me font rire.

Transporter le musée dans le théâtre. Garder du vide dedans.

Travailler le plâtre qui s’effrite et l’idée de se dévêtir jusqu’à même pu de peau.

On a penché, comme ça, avec le thème et avec nos rencontres, du côté lousse où les miettes repartent au vent.

On a cultivé, je l’espère, l’art large qui contient autant de tristesses que de joies.


Quand t’es pu juste tout nu

Parce que t’es juste pu là

Que les miettes


S’étalent


OuOu

OuOu

OuOUUUu

OuOuu


Merci Wassim, Jaylynn, Lahcene, Alexia, Nicolas, Ashley, Maria, Lilli, Aimy, Chi, Steven, Sabrina, Leonel, Ilyas, Victor, Yohana, Charles-Evry, Benoît, Jacky, Krystale, Joulia, Yen, Hiyam, Angélica, Gabrielle, David, Emmanuelle, Marim, Luis, Michael, Mounir, Youssif, Ouassim, Dylan, Marc-Olivier, Thaanush, Ibrahim, France, Judith et Catherine pour votre implication, vos malaises exprimés, vos emballements, vos voix libres et vos petites bettes. Surtout, merci de votre accueil.


Karine